
La qualité du français ne suffit pas
Le Centre canadien pour la cybersécurité souligne que l’IA générative peut faciliter des messages d’hameçonnage ciblés et réalistes. Une demande sans faute, avec un ton professionnel, ne prouve donc pas l’identité de son auteur. Le document recommande notamment de communiquer par un autre canal vérifié et de former les utilisateurs à signaler les communications suspectes.
Un scénario à discuter en équipe
Imaginez ce cas fictif : une personne reçoit un courriel qui semble venir de sa direction et demande de transférer rapidement un dossier. Le message reprend le vocabulaire habituel de l’entreprise. Notre proposition est de suspendre l’envoi, puis de joindre la personne au numéro déjà inscrit dans le répertoire interne. Répondre au même courriel ne constitue pas une confirmation indépendante.
Prévoir un chemin de signalement
Décidez à l’avance qui reçoit les signalements. Une adresse interne ou un canal connu évite de chercher de l’aide dans l’urgence. Pour un exercice, utilisez un message fictif clairement identifié dans un atelier; ne faites pas circuler une vraie pièce jointe suspecte. Demandez aux participants de nommer l’action attendue, les données concernées et le moyen de vérifier la demande.
Ne pas transformer le doute en accusation
Un message inhabituel peut aussi être légitime. L’objectif est de vérifier une action avant de l’exécuter, pas de déterminer à l’œil si un texte a été écrit par une IA. Conservez les éléments utiles au signalement et appliquez les procédures de votre organisation. Cette méthode proposée par le Journal ne permet pas de détecter toutes les fraudes.


